2017 : l’annus horribilis de la publicité digitale


Tribune dans Les Echos

2017 est à la fois l’année où le digital s’est imposé comme le premier média en matière d’investissements publicitaires et celle où toute une série d’annonceurs et d’agences ont claqué la porte de Google.

Après avoir lassé plus d’un tiers des Internautes, désormais inaccessibles derrière leurs adbloqueurs, la publicité digitale commencerait-elle à exaspérer les annonceurs ? Et si cette effervescence était le signe d’un début de prise de conscience, prélude à un changement salutaire ?

Mars 2017 : la fronde des annonceurs

En mars dernier, la planète de la publicité en ligne a été ébranlée. Pour la première fois, les acteurs phares des réseaux sociaux ont été montrés du doigt pour leur incurie par les plus grands groupes. Après une enquête du Times révélant que les bannières d’annonceurs prestigieux, privés et publics, apparaissaient sur des sites faisant l’apologie du terrorisme ou du racisme, dès la mi-mars, des centaines d’annonceurs ont exprimé leur colère et leur indignation à l’égard de Google.

Malgré les excuses et les engagements réitérés du géant du Web de corriger ce dysfonctionnement, plus de deux cents annonceurs ont récemment quitté You Tube, ce qui représente un manque à gagner estimé entre 755 millions et 1 milliard de dollars selon Brian Wieser, analyste chez Pivotal Research Group.

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite, cliquez sur l’option de votre choix.